J’écris cette page, tard dans la nuit (comme souvent), en chantonnant I Am What I Am en boucle après avoir relu la page À propos du blog d’Elisa Rojas pour préparer ma blogroll.
J’entends souvent que la blogosphère est moribonde, je ne partage définitivement pas ce constat (à part dans une certaine mesure pour les commentaires1). Il est sans doute issu d’une nostalgie des débuts où le blog était le moyen de s’exprimer et de partager sur le web2.
Je vois par ailleurs un certain nombre de blogs renaître. En réaction à l’hégémonie des réseaux sociaux et à un web standardisé ? Peu importe la raison, c’est réjouissant.
Quoi qu’il en soit, j’ai été surprise que la page de blogroll que je prépare se remplisse si vite.
Je vais certainement travailler par itérations successives et publier une première version rapidement même si elle n’est pas exhaustive (comme la liste actuellement en ligne). Je me concentre d’abord sur les contenus et j’aviserai ensuite pour l’aspect visuel.
J’ai abandonné l’idée d’écarter les blogs qui n’offrent pas de flux RSS ou d’espace de commentaires, critère inutilement restrictif. Seul critère conservé, l’activité des blogs, histoire de ne pas renvoyer vers des lieux à encéphalogramme plat.
Cette page, c’est un item dans ma longue liste de choses à faire pour ce blog3 et j’ai hâte d’avancer sur la suite pour me recréer un espace qui me corresponde.
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J’essaie de reprendre de bonnes habitudes et de ne plus me contenter de féliciter ou hocher la tête mentalement à la lecture d’un billet, mais j’ai encore des progrès à faire ! ↩
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Comme je suis taquine, je rajouterai que c’est souvent un discours tenu par des primo arrivants qui ont souvent arrêté leur blog pour migrer sur Twitter. ↩
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Ce blog me semble toujours en chantier. Il est ainsi dans une certaine mesure sans doute le reflet le plus fidèle de qui je suis : encore en construction. ↩
1 De Franck -
J’ai réduit la mienne (de blogroll) à ceux de ma tribu qui blogue, et encore j’en connais certains qui sont inscrits au club des feignasses ;-)
En tout cas les blogrolls m’ont longtemps permis de découvrir de nouveaux espaces et c’est très chouette !
Sérendipité quand tu nous tiens, hein ?
2 De Eliness -
Je retrouve dans tes mots le même constat que j’ai eu en retravaillant ma page de liens : j’y ai trouvé un réseau de blogs que j’aime bien plus dense et actif que ce que je pensais. Je ne crois plus à cette idée que “les blogs sont morts”. J’aime à voir la blogroll comme la confirmation que le réseau et l’activité sont toujours aussi présents et stimulants. Tu me fais penser que j’ai quelques liens à ajouter à la mienne d’ailleurs !
Je ressors très régulièrement de mon chapeau cette même résolution que toi, celle de me prendre le temps de réagir aux articles que je lis et de partager les réflexions qu’ils suscitent en moi. C’est souvent dans les espaces commentaires que j’ai eu de formidables interactions et rencontres. Pourtant, le silence et la flemme (voire la pudeur ?) restent encore bien trop souvent mes réflexes de prédilection ; je constate que je participe ainsi moi-même à ce phénomène d’isolement qui porte a croire que les blogs ne valent plus la peine d’être entretenus. Ton rappel est bienvenu pour me refaire prendre conscience de l’envie de changer mon mode de consommation vers un mode d’interaction ;)
3 De Llu -
Franck : Ah clairement si je restreignais aux gens que je connais et qui bloguent, la liste serait très courte !
Et oui, je trouve ça super de découvrir soudain un nouveau blog quand l’envie nous a pris de cliquer sur ce lien pour voir ce qu’il y a au bout.
Eliness : en fait, je pense qu’on a pu avoir cette impression à cause de la déferlante des réseaux sociaux qui ont complètement noyé sous leur masse les blogs.
Je trouve aussi que les espaces de commentaires sont très riches.
Ce n’est pas toujours évident de commenter, je pense que pour le facteur principal, c’est le temps. Il faut parfois que la réflexion se construise et mûrisse. Et alors que je me suis jurée de revenir commenter, j’oublie et je suis passée à autre chose…
Et puis parfois, effectivement, je n’ose pas. Parce que je n’ai pas les mots ou que le petit mot que je vais laisser me semble un peu vain. Je commence à dépasser ce sentiment parce que je sais que ça fait du ou plaisir.