“Aaah ! Qu’il est difficile d’écrire sur des vacances passées, surtout quand la rentrée et le concours blanc approchent…”
Je vais essayer avec mon piètre talent de vous faire vivre (et de revivre par la même occasion) ce voyage à Londres. Comme je suis incapable d’écrire avec ordre et méthode sans brouillon préalable, [1] je ne m’avancerai pas sur la tournure que prendront les billets, ni sur leur nombre.
S’il fallait remonter aux raisons qui m’ont poussée à entreprendre ce voyage, nous y serions encore jusqu’à la St Glinglin. Sachez seulement que j’ai bien failli ne pas partir, et ce à la dernière minute ! Les alarmes maternelles se sont brutalement réveillées et il était soudain devenu impossible d’aller crécher chez une amie d’une charmante Écossaise, étudiante d’italien et de français à Cambridge, ma brève colocataire à Paris, amateur de Bresse Bleu. Avec le recul, je conviens que c’était un plan légèrement bancal…
Heureusement, ma bonne étoile, incarnée en la figure paternelle, s’est chargée de remuer toute la Croatie pour retrouver le numéro d’un cousin [2] vivant en Angleterre. Le cousin en question une fois contacté, s’est fait une joie de me recevoir [3], et j’ai donc passé tout mon séjour chez lui et sa femme et ses deux petites filles à West Hampstead (20 minutes du centre ville marche et tube compris).
L’idée initiale du voyage était de s’immerger dans un monde anglophone et ne parler qu’anglais tout en découvrant Londres, cet ogre urbain. Ça s’est transformé en découverte de Londres et en “ come and discover a piece of Croatia in London”. Inutile de vous dire que ça m’a fait extrêmement plaisir de parler à nouveau croate et de l’entendre quotidiennement, par contre mon anglais du coup, il a pas fait des bonds prodigieux en avant. Les moments les plus drôles étant ma rencontre avec M., sans m’en rendre compte je parlais en croate. Et je prenais l’accent croate en parlant anglais. Allez comprendre comment mon cerveau compartimente tout ça et s’organise avec ce fouillis d’anglais, d’allemand, de croate, de viêtnamien et de français… Pour ma part, j’y renonce :)
Londres, je m’en suis fait toute une histoire. J’ai dressé toutes sortes d’images mentales de la ville avant mon départ. Meilleur moyen de déchanter à l’arrivée. Osons le dire, Londres c’est un capharnaüm.
La magnifique cathédrale ST Paul est entourée par des grattes-plafonds, construits par des architectes souffrant d’un évident complexe. (Depuis Freud, tout le monde voit des symboles phalliques partout, je fais pas dans l’original. Mais, j’ai certainement l’esprit mal placé, la faute à Trichelieu, un des buildings a une forme réellement plus suggestive que celle de la Tour Eiffel, pour ceux qui y voient un symbole phallique). La ville est constamment en travaux (de nombreuses grues s’élèvent d’un peu partout). Les rives du fleuve sont beaucoup moins belles et romantiques que Paris, et surtout moins bien mises en valeur.
Contrairement à Paris qui offre des vues d’ensemble magnifiques (les toits de Paris pour ne citer que ça), Londres est à première vue une ville sans charme [4]. Ce n’est qu’à travers mes différentes promenades que j’ai appris à l’aimer, à travers des petits (ou gigantesques dans le cas de St Paul) détais qui ont retenu mon attention.
Si je voulais observer la vie de purs British, c’était pas à Londres qu’il fallait venir. Là bas, c’est pire que dans mon cerveau. Se mêle à l’anglais posh, de l’anglais accent indien, du français (on trouve de nombreux compatriotes à Londres, touristes ou expat), du russe, du polonais (comment je fais la différence ? je sais pas, mais c’est pas le même accent), du chinois, du viêtnamien, de l’arabe. On se sent complètement perdu dans la foule, c’est à la fois un moment effrayant de voir une telle densité et délirant d’entendre toutes ces langues différentes. Les passants ont également des styles très différents (coup de cœur pour le quartier de Camden ! Même si je délirais complètement à cause de mon agoraphobie doublée d’une forte fièvre). Contrairement au mélange architectural qui ne ressemble à rien, j’ai beaucoup aimé ce foisonnement de cultures et des langues différentes.
Pour conclure, parce que ce billet est déjà en train de se transformer en pavé informe et indigeste : Londres, c’est une géante hyperactive aux mille et un visages.
P.S : Celui qui trouve la référence du titre me motivera à réduire la taille de mes photos pour qu’elles soient publiables sur le blog.
Notes
[1] Et faut pas pousser, des brouillons j’en fait déjà assez tout au long de l’année, alors si ici aussi je dois en faire !
[2] Si vous n’êtes pas hobbit, passez votre chemin. Il s’agit du cousin germain de mon cousin au 2e degré (son père étant le cousin germain de mon père). C’est aussi le fils de la cousine germaine de mon père. En fait, on a pas de lien direct, mais c’est mon cousin dans une acception croate ou hobbit.
[3] Sans me vanter, je suis une célébrité locale en Croatie (bon d’accord, ça se limite au sein de notre famille :d). Petit phénomène à moi seule parce que je suis le produit d’un mélange chimique improbable.
[4] Tout reste contingent au temps grisâtre, à la fièvre qui me faisait délirer et à mes lunettes pas à ma vue
1 De La Dame -
Ahah :" Le Seigneur de Anneaux" UND "Bilbo"(je l'ai faite sur mon blog celle là ^^).
The tales of a hobbit/croate ? Apparement, c'est y'a comme un cousinage :p
2 De Graal -
"There and back again", oui, ma foi, pour un (des) geek(s) comme moi (nous) (rayez les mentions inutiles), c'était pas trop compliqué ! Nan mais tu nous prends pour qui, la Dame et moi ?! (Je sais pas si mimy la souris avait compris, par contre...)
Ainsi les Croates seraient en réalité des Hobbits ? C'est pour ça qu'on les battus en finale du championnat du monde de handball... ;-p
3 De La Dame -
Je crois que les Bretons en sont aussi en partie, vu qu'on a à peu près les même règles en matière de cousinage...
4 De Lluciole -
Je savais que vous trouveriez, c'était un test de rapidité :p
@La Dame : oui, je m'en souviens :)
Si les Croates sont des Hobbits, la victoire française n'a rien d'exceptionnelle ;)
D'ailleurs, je me suis trompée dans mon histoire de cousinage. C'est un cousin au 2e degré puisqu'il est le fils de la cousine germaine de mon père. Donc, on a un lien familial ^^
De toute façon, y'a rien à dire. Y'a que les Bretons et les Croates qui sont logiques dans ces histoires de famille.
Puis, une ascendance hobbite n'est pas honteuse au contraire :)
5 De Graal -
Je croyais les Bretons cousins des korrigans...
6 De La Dame -
Les korrigans, c'est de la saloperie. Faut s'en méfier, qu'on m'a toujours dit...
7 De mimylasouris -
Tu avais raison, Graal, je ne capte pas la référence du titre ( faut croire que je ne glande pas encore assez sur l'ordi pour mériter le titre de geek - ou alors c'est du glandouillage trop passivement blogguesque). Mais je vois que ça n'a pas spécialement motivé l'auteur pour publier ses photos ;P
Ce post m'a donné envie de retourner à Londres, c'est malin. Ce n'est pas l'impression que j'avais gardée de la ville (le Camdem market, c'était grand, ouais) et du coup, j'ai envie d'aller confronter mes bribes de souvenirs à la ville itself.
PS : vous seriez presque effrayants tous les trois avec ces histoires de hobbits. Ou alors je suis hobbit- frightened depuis qu'on m'a initié au Seigneur des Anneaux avec tous les films en version longue et VO d'affilée up to 3 heures du mat'. "Mais qu'est-ce qu'il fout là celui avec la barbe blanche, il n'est pas déjà mort ?"
8 De Lluciole -
There and back again : C'est le sous-titre du Hobbit (d'ailleurs dans le film, je crois qu'on voit Bilbo l'écrire, mais je peux me tromper). Ça fait référence à son aventure et à son retour à Cul de Sac.
C'est pas effrayant un hobbit, c'est jovial, ça aime la boustifaille et ça aurait plus vite fait d'avoir peur de toi que d'essayer de t'effrayer !
Pour les photos ça vient ! Faut que je fasse encore un peu de tri, que je les réduise. Et c'est long mine de rien :/
PS : Les versions longues du SDA, grosses blagues...Pièges à fan et pièges à ceux qui pensaient trouver des passages du livre occultés. Le pire étant dans mon souvenir, la scène du Retour du Roi, avec la décapitation de la Bouche de Sauron par Aragorn, oubliant tout ce que le personnage est. Ah, y'a aussi la scène de la mort de Saroumane, qu'est digne de la bande annonce de Dragon Ball. Des boules de feu qui jaillissent, de la magie, youhouu !
9 De Lluciole -
P.S : Est ce que vous aussi vous ne pouvez pas laisser d'espace ?
Aah...les bugs ><