Slava's Snowshow - Théâtre Monfort

Pendant ces vacances éreintantes physiquement où mon cerveau se met en veille, je n’ai pas pu faire grand chose à cause des grèves de transport qui m’ont empêchée d’aller voir Avatar en 3D Imax (pour le même prix qu’une salle 3D pas forcément exceptionnelle) et d’aller faire un bisou à Mickey, mais j’ai quand même réussi à aller à Paris voir le Slava’s Snowshow au Théâtre Monfort.


D’habitude, je n’aime pas les clowns, ils me font peur (sans doute à cause de Ça) et je ne les trouve pas drôles du tout. J’ai mis de côté mes a priori pour ces clowns en partie parce qu’ils étaient russes [1] et j’ai bien fait.

Le spectacle est fantastique, magique et merveilleux !


Slava’s Snowshow Extrait



On en prend plein les yeux grâce aux jeux de lumière aux effets très réussis, aux décors et aux costumes colorés des clown et surtout grâce à cette formidable tempête de neige (inutile de ne pas spoiler, les places sont complètes depuis Noël).

On en prend plein les oreilles à cause de la bande son un poil trop forte (d’après ma mère, mes oreilles sont depuis longtemps bousillée) mais composée de très bons morceaux (je n’ai reconnu que le trop usité O Fortuna pour la tempête) qui participent au merveilleux de l’univers de Slava Polunin et qui restent dans votre tête.

On en prend plein le cœur, le spectacle est émouvant (je ne sais pas si les petits l’ont senti); le personnage principal de Slava Polunin est touchant (contrairement à ces clowns de cirque hideux à qui j’ai juste envie de balancer des tartes), triste et drôle à la fois; l’univers est à la fois poétique (j’ai encore la scène de la nué d’or et de la balançoire à l’esprit, elle relève presque de l’ordre du rêve) et complètement absurde. D’habitude je déteste faire ce genre de généralisation (facile en plus puisque le spectacle est créé par un russe), mais j’ai vraiment trouvé que c’était très russe (en tout cas, ça correspondait à mon imaginaire russe) comme atmosphère et pas seulement pour les chapkas des personnages.

On rit beaucoup. On rit [2] des facéties des clowns qui viennent jeter de la neige (des bouts de papier blanc qui ont fait le bonheur des petits) sur le public ou qui viennent l’arroser après qu’il se soit moqué d’eux pour avoir ouvert un parapluie dans la salle; on rit en essayant de se libérer quand on se fait envelopper dans une immense toile d’araignée ou quand on essaye de ne pas se faire assommer par des ballons géants; on rit parce que la bonne humeur des autres spectateurs est contagieuse.

Et on oublie tout le reste l’espace d’un instant et on profite de l’instant présent en se laissant porter par la magie du spectacle.

Seul regret, c’est que le spectacle soit si court (1h30) et qu’il soit complet parce que j’y serai bien retournée :) Et peut-être aussi de ne pas avoir eu la chance d’avoir Slava Polunin (qui doit certainement faire les séances de 20h) dans le rôle d’Assisai, mais le comédien était très bon aussi.

Pour finir :

  • Le site officiel (anglais ou russe)
  • Quelques photos du spectacle sur l’album du théâtre Monfort
  • Mes photos prises à la fin du spectacle (les photos sont interdites pendant, et c’est bien normal). Les conditions étaient vraiment difficiles : il faisait noir (j’ai dû laisser l’appareil engranger de la lumière assez longtemps, d’où le flou souvent vu que je n’avais pas de trépied), il y avait plein de mioches qui poussaient un peu partout, sans parler des ballons qui menaçaient de me tomber dessus à chaque instant. La plus réussie je trouve, c’est celle ci avec Assisai.

Notes

[1] Je ne sais pas pourquoi mais la Russie me fascine beaucoup. Culturellement hein, parce que sinon c’est autre chose…

[2] surtout quand comme moi, on était assez loin pour pas se faire tremper