En tout khâgneux sommeille une groupie imbécile...

Tranquillement posées au Malongo [1], avec deux khûbes à parler de tout et de rien. Surgit un autre khûbe de notre classe en disant : “Y’a Alain Corbin en face de Fénelon.”

Après un ou deux ans en prépa, tu te dirais que l’on ne réagit plus comme une fan hystérique. Et bien détrompes toi ! Si le khâgneux est sérieux devant sa copie, en dehors des murs de son lycée, il régresse à un stade parfois terrifiant. Essayez de vous imaginer la scène, 3 khâgneuses se jeter sur la vitre jusqu’à s’aplatir le pif pour apercevoir le dit Alain Corbin.

Et bien, c’est pas plus joli à voir que des groupies de Kurt Corbain. Juste différent. Dans un cas c’est une admiration irrationnelle, de l’autre…et bien c’est du respect envers l’homme qui a parfois constitué à lui seul la moitié de ta bibliographie d’histoire, même si je n’ai jamais vu ces khûbes (historiens-géographes ! qu’on vienne pas me dire qu’ils n’ont pas un grain après ça !) aussi surexcités.

Après moult tergiversations du type : “On va le voir ? Mais on dirait quoi ?” pour finalement y aller et trouver la rue vide…

C’est déjà étrange d’avoir sa femme comme prof d’histoire [2] de mais ça fait toute chose de voir le bonhomme en vrai, parce que c’est quand même une légende vivante (dans notre microcosme) !

Et sur ce je reprends mon boulot, fallait juste que je me vide de ce trop plein d’émotion. “Non mais vous vous rendez compte ? Alain Corbin quoi ? Raaah…

Notes

[1] Le café du coin qui attire tout Fénelon et où j’ai mis les pieds pour la première fois. Je commence mon entrée dans le monde des grands :d (mais faut pas pousser le bouchon, j’ai pris un chocolat chaud !)

[2] C’était le petit moment potin du jour